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Situation de vie

Assurance naissance enfant en Suisse : que prévoir avant et après l'arrivée de bébé

Un bébé arrive : l'assurance naissance enfant en Suisse commence par l'annonce à la caisse maladie, puis passe par la franchise, les accidents, les complémentaires et les congés. Voici l'ordre à suivre.

Mis à jour le · Information générale, pas un conseil personnalisé ni une offre d’assurance.

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Dans cette page
  1. Ce que la loi impose dès la naissance
  2. Frise : de la grossesse aux premiers mois de vie
  3. Avant la naissance : le moment de comparer
  4. La sage-femme et le suivi à domicile
  5. Choisir la franchise et le modèle pour l'enfant
  6. Accidents : une couverture à vérifier
  7. Assurances complémentaires : utiles ou non ?
  8. Congés maternité et paternité : ce qui change pour le revenu
  9. Check-list avant la naissance
  10. Questions fréquentes

Une naissance déclenche une série de démarches, et l'assurance de votre enfant en fait partie. En Suisse, la question de l'assurance naissance enfant se règle en grande partie avant l'accouchement : choisir la caisse, comprendre ce que l'assurance de base prend en charge, décider d'une éventuelle couverture complémentaire. Cette page suit l'ordre dans lequel les choses se présentent, de la grossesse aux premiers mois de vie, en distinguant ce que la loi impose de ce qui relève de votre contrat.

Ce que la loi impose dès la naissance

L'assurance maladie de base (LAMal) est obligatoire pour toute personne domiciliée en Suisse, y compris un nouveau-né. La loi prévoit que chaque personne s'assure, ou soit assurée par son représentant légal, dans les trois mois qui suivent sa prise de domicile ou sa naissance en Suisse. Pour un bébé, ce sont donc ses parents qui doivent faire la démarche.

Trois mois laissent de la marge, mais il vaut mieux ne pas les épuiser. Une fois la caisse choisie, vous lui annoncez la naissance et lui indiquez la franchise et le modèle voulus. Plus l'annonce est faite tôt, plus la couverture est claire pour les premiers soins. Vous trouverez le détail de l'obligation dans notre page sur qui doit s'assurer en Suisse.

Cette règle vaut pour tous les enfants nés en Suisse. Si votre famille vient d'arriver, la situation de départ est différente : un ressortissant étranger titulaire d'une autorisation d'établissement, de courte durée ou de séjour doit s'assurer dans les trois mois qui suivent son annonce au contrôle des habitants. Les familles concernées trouveront les premières démarches dans arriver en Suisse.

Si vous êtes frontalier ou résident européen

Pour les personnes soumises à l'assurance suisse en tant que résidents de l'UE, d'Islande ou de Norvège, ou d'un État lié par une convention de sécurité sociale, le délai est lui aussi de trois mois après la naissance de l'obligation d'assurance en Suisse. Dans ce délai, l'assurance débute dès la soumission à l'assurance suisse ; passé ce délai, elle débute à la date de l'affiliation. Une famille de frontaliers a donc intérêt à clarifier sa couverture santé avant la naissance, en s'aidant de notre page sur l'assurance maladie du frontalier.

Frise : de la grossesse aux premiers mois de vie

Les assurances au fil de la naissanceGrossesseComparer les modèles de caisse et décider d'unecomplémentaire avant l'accouchement.Contrôles médicauxLes examens pendant la grossesse relèvent del'assurance de base, avec le suivi du médecin.NaissanceLe début du congé maternité et du délai-cadre del'autre parent.Annonce à la caisseDéclarer l'enfant, choisir la franchise et lemodèle.Trois premiers moisDernière limite légale pour que l'enfant soitassuré.Premiers mois de vieVisites de la sage-femme, suivi pédiatrique,retour au travail.
Les assurances au fil de la naissance

Avant la naissance : le moment de comparer

La grossesse est le moment le plus favorable pour réfléchir, car certaines assurances complémentaires demandent un questionnaire de santé. Une fois la grossesse connue, la souscription d'une couverture complémentaire pour la mère peut être refusée ou assortie de réserves pour ce qui touche à la maternité. Sur ce point, notre page sur l'assurance prénatale explique pourquoi l'ordre des démarches compte.

Sur le plan de l'assurance de base, la loi couvre déjà beaucoup. Les prestations de maternité comprennent les examens de contrôle pendant et après la grossesse, l'accouchement à domicile, à l'hôpital ou en maison de naissance, les conseils en cas d'allaitement, ainsi que les soins au nouveau-né en bonne santé tant qu'il reste à l'hôpital avec sa mère. Le médecin qui suit la grossesse détermine le début présumé de la 13e semaine de grossesse et le mentionne sur la facture, ce qui sert à appliquer les règles de participation aux coûts en cas de maternité. Pour un panorama complet, consultez grossesse et maternité : ce que couvre l'assurance maladie.

Une naissance qui ne se passe pas comme prévu est traitée avec la même logique : la naissance d'un enfant mort-né après la 23e semaine de grossesse est assimilée à un accouchement. Le délai qui s'applique alors à la participation aux coûts prend fin le 56e jour après l'accouchement, à minuit.

La sage-femme et le suivi à domicile

Après le retour à la maison, la sage-femme joue un rôle central. Pendant les 56 jours qui suivent la naissance, elle peut effectuer au plus seize visites à domicile en cas de naissance prématurée, multiple, de premier enfant ou de césarienne, et au plus dix dans tous les autres cas. Des visites supplémentaires, ou après ce délai, exigent une prescription médicale.

Concrètement, une famille qui attend son premier enfant peut compter sur le plus grand nombre de visites. Il reste utile de demander à la sage-femme, dès la grossesse, comment elle organise ses passages et comment sa facture est transmise à la caisse. La question du tiers payant ou tiers garant détermine qui avance les frais.

Choisir la franchise et le modèle pour l'enfant

La franchise d'un enfant se choisit à part de celle des parents. Elle est fixée par la loi dans une fourchette propre aux enfants, avec une logique différente de celle des adultes : les consultations pédiatriques sont fréquentes dans les premières années, ce qui pèse sur le choix. Notre page sur la franchise LAMal pour un enfant détaille ce raisonnement, et le comparateur de franchises LAMal permet de tester plusieurs scénarios.

Le modèle d'assurance se choisit également. Médecin de famille, HMO, télémédecine : chaque modèle fixe un parcours de soins différent. Pour un nourrisson, la proximité d'un pédiatre peut peser plus que pour un adulte en bonne santé. Les modèles d'assurance maladie sont présentés dans un guide à part, et le comparateur de modèles LAMal aide à les confronter.

Le bon choix dépend de votre situation : canton, état de santé de la famille, habitudes de consultation. Une analyse individuelle évite de choisir uniquement sur la base d'une moyenne.

Accidents : une couverture à vérifier

Les accidents ne sont pas traités de la même façon selon que l'on travaille ou non. Un enfant, sans activité lucrative, est couvert contre les accidents par son assurance maladie de base, sauf si la couverture accident y a été suspendue. Pour un parent qui travaille, c'est en général l'employeur qui l'assure contre les accidents. La suspension de la couverture accidents dans la LAMal se fait sur demande écrite de l'assuré et déploie ses effets au plus tôt le premier jour du mois qui suit cette demande.

Un parent qui cesse de travailler après la naissance doit surveiller ce point. Avant la fin des rapports de travail, l'employeur informe l'assuré par écrit ; l'assuré doit alors le communiquer à son assureur-maladie dans le mois qui suit. Une couverture accidents suspendue puis oubliée laisse un trou. Notre page sur l'assurance accidents en Suisse explique l'articulation entre LAA et LAMal.

En cas d'accident, annoncez-le sans attendre. Un retard inexcusable de l'avis d'accident peut entraîner la privation de la moitié au plus des prestations en espèces pour le temps précédant l'avis. Les règles générales sont décrites dans déclarer un sinistre.

Assurances complémentaires : utiles ou non ?

Les assurances complémentaires relèvent de la LCA : elles sont facultatives, leurs conditions varient d'un assureur à l'autre et l'assureur peut demander un questionnaire de santé. Pour un enfant, elles couvrent selon les contrats des prestations que l'assurance de base ne rembourse pas ou pas entièrement, par exemple certains soins dentaires, des lunettes ou des médecines alternatives, ainsi que le confort lors d'une hospitalisation.

Inutile d'en souscrire par réflexe. Il vaut mieux lister les besoins réels de la famille puis vérifier ce que chaque contrat couvre, avec quelles exclusions et quels plafonds. Vous trouverez les repères dans le guide de l'assurance complémentaire, et la page sur les lunettes pour enfant donne un exemple de poste souvent discuté. Quant à la couverture dentaire, elle se pense plutôt avant l'apparition des premiers problèmes.

Congés maternité et paternité : ce qui change pour le revenu

La naissance modifie aussi les revenus du ménage, et les assurances sociales y répondent par des allocations. Chacune a ses conditions.

Pour la mère

La durée d'assurance requise est de neuf mois ; elle est réduite en conséquence si l'accouchement intervient avant la fin du 9e mois de grossesse. Une prolongation du congé est possible, mais elle suppose que le nouveau-né soit hospitalisé de façon ininterrompue durant deux semaines au moins immédiatement après sa naissance, et que la mère prouve qu'elle prévoyait de reprendre une activité lucrative à la fin de son congé de maternité.

Pour l'autre parent

A droit à l'allocation l'autre parent légal de l'enfant au moment de la naissance, ou celui qui le devient au cours des six mois qui suivent. L'allocation peut être perçue dans un délai-cadre de six mois qui commence à courir le jour de la naissance. Il faut avoir été assuré obligatoirement à l'AVS pendant les neuf mois précédant la naissance et avoir exercé une activité lucrative durant au moins cinq mois au cours de cette période. À la date de la naissance, la personne doit être salariée, exercer une activité indépendante ou travailler dans l'entreprise de son épouse contre un salaire en espèces. Voir aussi notre page sur le congé paternité en Suisse.

Si le pire survient, une règle protège la mère : en cas de décès de l'autre parent durant les six mois qui suivent la naissance, elle a droit à 14 indemnités journalières supplémentaires pour les jours de congé pris, à percevoir dans un délai-cadre de six mois à compter du jour qui suit le décès.

Une famille d'indépendants se pose d'autres questions : sans employeur, la protection du revenu dépend de contrats choisis à l'avance. Exemple : une graphiste établie à Lausanne et son compagnon, salarié, découvrent que leurs situations n'ouvrent pas les mêmes droits. Ce type de cas mérite un bilan personnalisé.

Check-list avant la naissance

  • Comparer les caisses et les modèles pour l'enfant avant l'accouchement
  • Décider si une assurance complémentaire pour la mère doit être demandée avant que la grossesse soit déclarée
  • Choisir la franchise de l'enfant
  • Vérifier la couverture accident de chaque parent, surtout en cas d'arrêt de travail
  • Demander à la sage-femme comment ses visites sont facturées
  • Contrôler les conditions du congé de l'autre parent auprès de l'employeur
  • Annoncer la naissance à la caisse dans le délai de trois mois
  • Revoir la couverture de la famille : protection du conjoint et des enfants

Pour faire le point sur l'ensemble de vos contrats et repérer les doublons, le bilan de vos assurances par situation de vie vous donne un fil conducteur.

Questions fréquentes

Dans quel délai faut-il assurer son enfant à la naissance ?

La loi prévoit que l'enfant soit assuré dans les trois mois qui suivent sa naissance en Suisse. C'est aux parents, ses représentants légaux, de choisir la caisse. Il est préférable d'agir bien avant la fin de ce délai pour éviter toute incertitude sur les premiers soins.

Le nouveau-né est-il couvert à l'hôpital avec sa mère ?

Oui : les prestations de maternité comprennent les soins au nouveau-né en bonne santé tant qu'il reste à l'hôpital avec sa mère. Les conditions précises dépendent de la situation, notamment si l'enfant doit être pris en charge séparément.

Combien de visites de la sage-femme sont remboursées ?

Pendant les 56 jours suivant la naissance, la sage-femme peut effectuer au plus seize visites en cas de naissance prématurée, multiple, de premier enfant ou de césarienne, et au plus dix dans les autres cas. Au-delà, une prescription médicale est nécessaire.

Faut-il une assurance complémentaire pour un enfant ?

Non, elle est facultative. Elle dépend de vos attentes en matière de confort, de soins dentaires, de lunettes ou de médecines douces. Une analyse de vos besoins et des conditions du contrat permet de décider sans précipitation.

Le père a-t-il droit à un congé après la naissance ?

L'autre parent légal peut prétendre à une allocation s'il remplit les conditions d'assurance et d'activité. Le délai-cadre est de six mois à compter de la naissance. Les conditions exactes sont à vérifier avec votre employeur.

L'accident d'un bébé est-il couvert ?

Un enfant sans activité lucrative est en principe couvert contre les accidents par l'assurance de base, tant que la couverture accident n'y est pas suspendue. Annoncez tout accident rapidement : un retard inexcusable peut réduire les prestations.

Sources

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