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Checklist assurances métier : les assurances selon votre profession

Cette checklist assurances métier vous aide à faire le point : vous cochez votre profil, elle sépare ce que la loi impose de ce qui relève du contrat, puis vous l'imprimez pour la remettre à votre courtier.

Mis à jour le · Information générale, pas un conseil personnalisé ni une offre d’assurance.

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Dans cette page
  1. Comment utiliser la checklist
  2. Le principe : d'abord l'obligatoire, ensuite le facultatif
  3. Salarié : ce que votre employeur doit faire, ce qui reste à votre charge
  4. Indépendant, artisan, profession libérale : peu d'automatismes
  5. Selon le métier : les risques changent
  6. Le « ménage pro » et les doublons
  7. Lire le résultat, et ses limites
  8. Questions fréquentes

Une checklist assurances métier sert à une chose : éviter qu'un contrat manque là où il est indispensable, ou qu'un autre fasse doublon là où il ne sert à rien. Selon que vous êtes salarié, indépendant, artisan, profession libérale, restaurateur ou transporteur, le socle légal et les risques à couvrir ne sont pas les mêmes. Cet outil à cases vous permet de poser votre situation à plat, en quelques minutes.

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  1. Assurance accidents obligatoire (LAA)

    L'employeur doit assurer ses salariés contre les accidents professionnels et non professionnels. Elle se met en place auprès d'un assureur autorisé. Si vous êtes salarié, vérifiez simplement sur votre fiche de salaire et votre certificat que la couverture existe.

    Lire le guide

  2. Prévoyance professionnelle (LPP)

    L'employeur occupant des salariés soumis à l'assurance obligatoire doit être affilié à une institution de prévoyance inscrite au registre. Les indépendants ne sont en principe pas soumis à l'obligation, mais ils peuvent s'assurer à titre facultatif. Cette couverture sert la retraite, mais aussi le décès et l'invalidité.

    Lire le guideLPP, art. 4 : assurance facultative des indépendants

  3. AVS/AI/APG de l'indépendant

    L'indépendant doit s'annoncer auprès d'une caisse de compensation s'il n'y est pas déjà affilié. Ses cotisations se calculent sur le revenu de son activité, déterminé par les autorités fiscales cantonales. Renseignez-vous dès le début de l'activité.

    Lire le guideLAVS, art. 64 : affiliation à une caisse de compensation

  4. Perte de gain en cas de maladie

    Cette assurance verse une indemnité si une maladie vous empêche de travailler. Pour les employés, elle dépend du contrat de travail, de la convention collective ou du règlement de l'entreprise. L'indépendant n'a pas d'obligation, mais il est seul face à la perte de revenu : c'est une couverture prioritaire à examiner.

    Lire le guide

  5. Assurance accidents de l'indépendant

    L'indépendant domicilié en Suisse peut s'assurer à titre facultatif selon la LAA. Sans cette couverture, il dépend de son assurance maladie pour les soins et n'a pas d'indemnité journalière. En cas d'accident assuré, il doit l'annoncer sans retard à l'assureur.

    Lire le guideLAA, art. 4 : assurance facultative des indépendants

  6. LAA complémentaire

    Elle comble les limites de la couverture légale, par exemple pour les salaires élevés ou les prestations d'hospitalisation. Son contenu dépend entièrement du contrat et des conditions générales. À examiner surtout si vos collaborateurs ou vous-même exercez un métier exposé.

    Lire le guide

  7. Responsabilité civile professionnelle

    Elle couvre les dommages financiers causés à un client par une erreur de conseil, d'expertise ou de prestation. Elle n'est pas obligatoire pour la plupart des métiers, mais certaines professions réglementées l'exigent. Vérifiez les exigences de votre autorité ou de votre association.

    Lire le guide

  8. Responsabilité civile d'entreprise

    Elle protège l'entreprise contre les dommages corporels et matériels causés à des tiers : client, passant, chantier voisin. Elle est en général facultative, mais souvent exigée par les maîtres d'ouvrage ou les bailleurs. Les exclusions figurent dans les conditions générales.

    Lire le guide

  9. Assurance des outils, du matériel et du stock

    Elle couvre en principe le vol, l'incendie ou les dégâts d'eau touchant vos outils, votre matériel et vos marchandises. Le montant assuré doit correspondre à la valeur réelle pour éviter une sous-assurance. Les conditions, la valeur à neuf et les exclusions dépendent du contrat.

    Lire le guide

  10. Protection juridique professionnelle

    Elle prend en charge, selon le contrat, des frais de procédure liés à un litige avec un client, un fournisseur ou un bailleur. Elle est facultative. Les domaines couverts et les délais d'attente varient : lisez les conditions générales avant de signer.

    Lire le guide

  • Cet outil donne une information générale. Il ne remplace ni une offre, ni un conseil personnalisé, ni la lecture de vos contrats.
  • Le classement entre obligatoire et facultatif reflète la règle générale ; votre situation précise (forme juridique, convention collective, contrat) peut la modifier.
  • Ce qui dépend des conditions générales de votre contrat est signalé comme tel : vérifiez-le dans vos documents ou avec un professionnel.

Comment utiliser la checklist

Le questionnaire s'affiche juste après cette introduction. Vous y cochez votre statut (salarié, indépendant, employeur), votre domaine d'activité (bureau, atelier, chantier, salle de restaurant, véhicule) et ce que vous possédez pour travailler : local, outillage, stock, véhicule, données de clients.

Le résultat se présente en deux colonnes :

  • ce que la loi impose à votre profil, ou ce qu'elle laisse à votre choix ;
  • ce que votre activité justifie de souscrire, parce qu'un sinistre menacerait votre revenu ou votre patrimoine.

Vous pouvez ensuite imprimer la liste et la joindre à une demande de comparaison. Un conseiller ou un courtier gagne ainsi du temps : il part de vos besoins, pas d'un produit.

Le principe : d'abord l'obligatoire, ensuite le facultatif

Toute lecture sérieuse commence par la même distinction. D'un côté, les assurances que la loi rend obligatoires : l'assurance maladie de base (LAMal), l'assurance accidents des salariés (LAA), l'AVS, l'AI et les APG, et la prévoyance professionnelle (LPP) pour les salariés qui entrent dans son champ. De l'autre, tout ce qui relève du contrat : responsabilité civile (RC) d'entreprise ou professionnelle, protection juridique, assurance des locaux et du matériel, interruption d'exploitation, cyber-risques.

Pour un panorama complet, consultez la page sur les assurances obligatoires d'une entreprise et l'outil Quelles assurances pour mon entreprise ?.

De votre profil aux assurances à vérifierÊtes-vous salarié d'un employeur ?OuiL'employeur doit vous affilier à la LAA et,si les conditions sont remplies, à la LPP.Vérifiez la perte de gain maladie et lesNonÊtes-vous indépendant ou chef d'entreprise ?OuiEmployez-vous du personnel ?OuiObligations d'employeur (LAA, LPP,perte de gain selon le contrat) enplus de vos propres couverturesNonRien d'automatique pour vous-même.Évaluez la LAA facultative, la pertede gain, la RC et la prévoyance.NonVérifiez au moins votre assurance maladiede base et votre couverture accidentauprès de votre caisse.
De votre profil aux assurances à vérifier

Salarié : ce que votre employeur doit faire, ce qui reste à votre charge

Un salarié est en principe couvert contre les accidents par la LAA, via son employeur. La prévoyance professionnelle (LPP) s'ajoute lorsque les conditions d'affiliation sont réunies. La perte de gain en cas de maladie, elle, dépend du contrat de travail et de la convention collective : voyez l'obligation de l'employeur sur la perte de gain maladie.

Un cas mérite l'attention : le salarié au service de plusieurs employeurs. Si son salaire annuel total dépasse 22 680 francs et qu'il n'est pas déjà obligatoirement assuré, il peut s'assurer à titre facultatif auprès de l'institution supplétive ou de l'institution de l'un de ses employeurs, si le règlement le prévoit. Quand il paie directement ses cotisations à l'institution de prévoyance, chaque employeur lui rembourse la moitié de celles qui correspondent au salaire qu'il verse.

Exemple : une personne qui travaille à Lausanne pour deux petits employeurs devrait vérifier, sur sa checklist, la ligne « plusieurs employeurs » avant de conclure que sa prévoyance est complète.

Indépendant, artisan, profession libérale : peu d'automatismes

Un indépendant n'a pas d'employeur pour cocher les cases à sa place. Plusieurs couvertures sont possibles, mais à son initiative :

  • les salariés et indépendants qui ne sont pas soumis à l'assurance obligatoire peuvent s'assurer à titre facultatif ;
  • l'indépendant peut s'affilier à l'institution de prévoyance qui assure ses salariés ou dont il relève en raison de sa profession ; sans accès à une telle institution, il a le droit de s'assurer auprès de l'institution supplétive ;
  • une assurance auprès d'une institution active dans la prévoyance étendue est aussi possible, notamment une institution non inscrite au registre de la prévoyance professionnelle ;
  • les montants versés doivent rester durablement affectés à la prévoyance professionnelle ;
  • pour les risques de décès et d'invalidité, une réserve pour raison de santé peut être posée pendant trois ans au plus. Elle n'est pas admissible si l'indépendant s'assure moins d'une année après avoir été soumis à l'assurance obligatoire pendant au moins six mois.

Le Conseil fédéral peut aussi soumettre à l'assurance obligatoire les indépendants d'une profession déterminée, mais seulement à la requête d'une organisation professionnelle dont la majorité d'entre eux sont membres.

Pour approfondir : assurance pour indépendant, LAA facultative de l'indépendant et perte de gain d'un indépendant.

Selon le métier : les risques changent

Profil À vérifier en priorité Nature
Salarié LAA, LPP, perte de gain selon contrat Obligatoire ou contractuel
Indépendant LAA facultative, prévoyance, perte de gain Facultatif
Artisan RC, matériel, véhicule, chantier Facultatif
Profession libérale RC professionnelle, protection juridique Facultatif
Restauration Choses (incendie, eau), interruption d'exploitation, RC Facultatif
Transport RC véhicule, marchandises transportées, flotte Obligatoire pour la RC véhicule, le reste facultatif

Les fiches métiers détaillent chaque cas : électricien, restaurateur, transporteur, fiduciaire. Pour les RC, la page RC entreprise ou RC professionnelle aide à trancher.

Le « ménage pro » et les doublons

Beaucoup d'indépendants travaillent depuis leur domicile ou stockent du matériel chez eux. Une assurance ménage privée ne couvre pas toujours le matériel professionnel : la police ou les conditions générales le disent. La checklist signale ces zones grises pour que vous vérifiiez, contrat en main, si le même objet est assuré deux fois ou pas du tout. Lisez à ce sujet les conditions générales d'assurance.

Lire le résultat, et ses limites

La checklist repose sur vos réponses et sur des règles générales. Elle ne connaît ni votre canton, ni votre convention collective, ni l'état de santé des personnes à assurer, ni les exclusions de vos contrats actuels. Un résultat « facultatif » ne veut pas dire « inutile » : cela signifie que la loi ne l'impose pas, pas que le risque n'existe pas.

Le résultat ne remplace donc ni une offre, ni un conseil individuel. Pour connaître les conditions réelles de couverture et les primes, demandez une comparaison personnalisée : le formulaire est présenté sur cette page.

Questions fréquentes

Cette checklist remplace-t-elle un conseil d'assurance ?

Non. Elle structure vos besoins et vous évite d'oublier un point, mais elle donne une information générale. La réponse exacte dépend de votre activité, de votre canton, de vos contrats et de votre situation personnelle.

Un indépendant est-il obligé de s'assurer contre les accidents ?

La loi ne soumet pas automatiquement tous les indépendants à l'assurance obligatoire. Il peut toutefois s'assurer à titre facultatif. Sans cette couverture, il faut vérifier ce que prévoit son assurance maladie de base pour les accidents. Voyez la page sur la LAA facultative.

Combien de temps ai-je pour réclamer des prestations à mon assureur ?

Selon la loi sur le contrat d'assurance, les créances découlant du contrat se prescrivent par cinq ans à compter de la survenance du fait dont naît l'obligation (deux ans avant la révision). Une prescription plus courte ne peut pas être imposée au détriment de l'ayant droit. Déclarez néanmoins un sinistre sans attendre.

Faut-il une RC professionnelle si j'ai déjà une RC d'entreprise ?

Pas forcément, mais les deux ne couvrent pas les mêmes dommages. La RC professionnelle vise les fautes de conseil ou d'expertise, ce que ne couvre pas toujours la RC d'entreprise. Comparez les textes des contrats.

Que faire si je suis en désaccord avec mon assureur ?

Commencez par un échange écrit avec l'assureur. L'Ombudsman de l'assurance privée peut ensuite être saisi pour certains litiges. L'assurance maladie et la plupart des questions de prévoyance professionnelle sont hors de sa compétence ; l'assurance maladie relève de l'Ombudsman de l'assurance-maladie.

Puis-je imprimer le résultat pour mon courtier ?

Oui. Le résultat est conçu pour être imprimé ou enregistré en PDF. N'y ajoutez que ce qui est nécessaire : respectez aussi la protection des données de vos clients et salariés, si vous le complétez avec des informations les concernant.

Les primes maladie 2027 changent-elles ma checklist ?

Elles concernent l'assurance de base, pas la liste de vos assurances professionnelles. L'OFSP a annoncé une hausse moyenne de 5,0 % pour 2027. Les assureurs informent les assurés jusqu'à fin octobre, puis un changement de caisse ou de modèle reste possible jusqu'à fin novembre.

Sources

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