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Ce calculateur de somme assurée pour l'inventaire vous aide à chiffrer, poste par poste, ce qu'il faudrait dépenser pour remplacer ce que contient votre entreprise après un sinistre. Il additionne vos saisies et vous signale quand le total risque d'être trop bas. Le résultat reste indicatif : il prépare la discussion avec un assureur, il ne remplace pas une offre.
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Estimez chaque poste à sa valeur à neuf : ce que coûterait aujourd’hui le rachat d’objets équivalents.
- Valeurs saisies par vous : l’outil ne suppose aucun prix d’objet ni aucune prime.
- Sous-assurance : quand la somme assurée est inférieure à la valeur des biens, l’indemnité d’un sinistre partiel peut être réduite dans la même proportion. Vérifiez la clause de votre contrat (certains contrats y renoncent).
Comment utiliser le calculateur
Parcourez les postes l'un après l'autre et indiquez, pour chacun, ce qu'il coûterait de le racheter neuf aujourd'hui, et non ce que vous l'avez payé.
- Mobilier et agencement : bureaux, rayonnages, comptoir, aménagements intérieurs.
- Machines et outillage : équipements de production, outils, appareils spécialisés.
- Stock et marchandises : matières premières, produits finis, emballages.
- Informatique et bureautique : postes de travail, serveurs, imprimantes, téléphonie.
Le calcul additionne les montants saisis. Si vous avez un doute sur un poste, mieux vaut un inventaire détaillé qu'une estimation globale : notre modèle d'inventaire du ménage montre la méthode, facile à transposer à un atelier ou à un bureau.
Pourquoi raisonner en valeur de remplacement
La valeur de remplacement est la somme nécessaire pour retrouver un bien équivalent. La valeur comptable, elle, baisse avec les amortissements et sous-estime souvent le coût réel d'un rachat. Un stock acheté il y a deux ans ne se rachète pas forcément au même coût ; une machine entièrement amortie reste à remplacer au tarif du marché.
Exemple : un artisan établi à Fribourg a amorti son atelier depuis longtemps. Son bilan affiche presque rien, mais racheter l'outillage demanderait un budget bien supérieur. C'est ce second chiffre qui compte pour fixer la somme assurée. Pour la distinction entre les deux notions, voyez valeur à neuf ou valeur actuelle.
Ce que dit la loi sur la sous-assurance
Les règles de la loi sur le contrat d'assurance (LCA) expliquent pourquoi le montant saisi compte autant :
- Plafond de l'indemnité : sauf disposition contraire du contrat ou de la loi, l'assureur ne répond du dommage que jusqu'à concurrence de la somme assurée (art. 51a al. 1).
- Sous-assurance : si la somme assurée n'atteint pas la valeur de remplacement, le dommage est réparé, sauf convention contraire, dans la proportion qui existe entre la somme assurée et la valeur de remplacement (art. 51a al. 2).
- Frais de sauvetage : l'assureur rembourse les frais engagés pour limiter le dommage, sans que cela fût manifestement inopportun, même sans succès ou au-delà de la somme assurée. En cas de sous-assurance, il les supporte dans la même proportion (art. 38c al. 1 et 2).
- Surassurance : une somme assurée supérieure à la valeur d'assurance n'est pas un avantage. Si le preneur a conclu le contrat dans l'intention de se procurer un profit illicite, l'assureur n'est pas lié par le contrat (art. 51).
En clair : sous-assurer réduit l'indemnité même pour un petit sinistre, et sur-assurer ne rapporte rien. Le bon montant est celui de la valeur de remplacement.
Lire le résultat
Le total obtenu est un point de départ. Trois lectures sont possibles :
- Total proche de votre estimation initiale : vos postes sont probablement cohérents, à confirmer avec l'assureur.
- Total nettement plus haut : votre couverture actuelle est peut-être insuffisante. Comparez-la avec le montant inscrit dans votre police.
- Total plus bas : vérifiez que vous n'avez pas oublié un poste (stock saisonnier, matériel loué, installations propres).
Le résultat ne tient pas compte de l'âge de chaque bien, des biens de tiers confiés à l'entreprise, de l'interruption d'exploitation ni des conditions de chaque contrat. Pour ce dernier risque, lisez choses ou interruption d'exploitation.
| Poste | À estimer en | Piège fréquent |
|---|---|---|
| Mobilier | Prix de rachat d'un équivalent | Oublier les aménagements fixes |
| Machines | Valeur de remplacement | Se fier à la valeur comptable |
| Stock | Coût de réapprovisionnement | Ignorer les pointes saisonnières |
| Informatique | Rachat et remise en service | Omettre les données et licences |
Adapter la somme assurée en cours de contrat
Votre inventaire évolue : achats, croissance, nouveau local. Si vous modifiez le contrat, un point mérite l'attention : la proposition de prolonger ou de modifier un contrat est considérée comme acceptée si l'entreprise d'assurance ne la refuse pas dans les quatorze jours (quatre semaines si un examen médical est exigé). Cette règle ne s'applique pas à la proposition d'augmenter la somme assurée (art. 2 al. 1 à 3). Autrement dit, ne tenez pas votre hausse de couverture pour acquise sans confirmation écrite.
Pour aller plus loin sur la couverture des biens professionnels, consultez l'assurance choses d'entreprise, l'assurance de l'inventaire et l'outil quelles assurances pour mon entreprise. Pour éviter l'erreur classique, voyez aussi la sous-assurance en ménage, dont le principe est le même.
Questions fréquentes
Le calculateur remplace-t-il une offre d'assurance ?
Non. Il fournit une estimation indicative, fondée sur ce que vous saisissez. Seul l'assureur, après examen de votre situation et de ses conditions générales, établit une offre. Pour connaître les conditions réelles, demandez une comparaison.
Faut-il saisir la valeur comptable ou la valeur de remplacement ?
La valeur de remplacement. La loi mesure la sous-assurance par rapport à elle : si la somme assurée est inférieure, l'indemnité est réduite dans la même proportion.
Que se passe-t-il si ma somme assurée est trop basse ?
L'assureur ne répond du dommage que jusqu'à la somme assurée, et en cas de sous-assurance il réduit l'indemnité proportionnellement, sauf convention contraire. Les frais de sauvetage sont aussi supportés dans cette proportion.
Puis-je assurer plus que nécessaire pour être tranquille ?
Cela ne sert à rien : une indemnité ne dépasse pas le dommage réel. Et si l'intention est d'en tirer un profit illicite, l'assureur n'est pas lié par le contrat.
Les frais engagés pour limiter les dégâts sont-ils couverts ?
Oui, en principe, même sans succès ou au-delà de la somme assurée, tant que ces frais n'étaient pas manifestement inopportuns. En cas de sous-assurance, la prise en charge est proportionnelle.
À quelle fréquence refaire l'estimation ?
Chaque fois que votre inventaire change nettement, et au moins avant l'échéance de la police. Cela permet de corriger la somme assurée sans attendre un sinistre.
Sources
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