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Guide

Assurance casco : partielle, complète et à quoi elle sert

La casco protège votre propre véhicule, là où la RC ne répare que les dégâts causés aux autres. Voici comment distinguer partielle et complète, et lire la franchise, la valeur assurée et les exclusions.

Mis à jour le · Information générale, pas un conseil personnalisé ni une offre d’assurance.

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Dans cette page
  1. La casco en bref : facultative, mais décisive
  2. Casco partielle : les événements couverts
  3. Casco complète : ce qu'elle ajoute
  4. Événements couverts : le tableau de synthèse
  5. Partielle ou complète : comment comparer les deux formules
  6. La franchise : ce que vous payez avant l'assureur
  7. Valeur assurée, valeur à neuf et sous-assurance
  8. Exclusions et pièges des conditions générales
  9. Exemple : vol, bris de glace et collision
  10. Casco, RC et bonus : comment les contrats s'articulent
  11. Avant de signer, de renouveler ou de résilier
  12. Questions fréquentes

L'assurance casco est la couverture qui protège votre propre véhicule : la voiture, la moto ou le camping-car que vous conduisez, et non les dommages que vous infligez à autrui. En Suisse, elle est facultative, contrairement à la responsabilité civile. Pourtant, c'est elle qui décide, au moment d'un vol, d'une grêle ou d'une collision où vous êtes en tort, si vous réparez ou remplacez votre véhicule sans puiser dans vos économies.

Ce guide explique ce que recouvre la casco, la différence entre casco partielle et casco complète, le rôle de la franchise et de la valeur assurée, ainsi que les clauses des conditions générales qui réservent le plus de mauvaises surprises.

La casco en bref : facultative, mais décisive

Une assurance auto se compose en général de deux blocs bien distincts. Le premier, obligatoire, est la responsabilité civile du véhicule : elle indemnise les personnes lésées et leurs biens. Le second, facultatif, est la casco : elle indemnise le propriétaire du véhicule assuré. Mélanger les deux est l'erreur la plus répandue. Pour approfondir le premier bloc, consultez la page sur la RC véhicule, l'assurance obligatoire de tout conducteur.

Le mot « casco » désigne donc simplement la couverture des dégâts subis par le véhicule lui-même. Le glossaire de l'assurance en donne la définition courte ; ici, on s'intéresse à la manière de choisir.

Ce que la loi impose, ce que le contrat décide

La loi impose la RC : sans elle, un véhicule ne peut pas circuler. Elle ne dit rien de la casco. Tout ce qui touche à la casco relève du contrat et des conditions générales de chaque assureur : événements couverts, franchise, calcul de l'indemnité, exclusions, durée, conditions de résiliation. Deux contrats qui portent le même nom de « casco complète » peuvent donc se comporter très différemment le jour du sinistre. C'est la raison pour laquelle il faut lire les conditions, et pas seulement l'intitulé de la formule.

À titre de repère, le niveau minimal de la RC fixé par l'ordonnance est un montant minimal par événement, pour l'ensemble des dommages corporels et matériels, d'après l'ordonnance sur l'assurance des véhicules. Cette somme sert aux personnes lésées. Elle ne vous rembourse en rien la perte de votre propre voiture.

Pourquoi la casco compte autant

Imaginons une conductrice, établie à Lausanne, qui perd la maîtrise de sa voiture sur une route mouillée et heurte une barrière. Sa RC paiera la barrière, mais pas la voiture. Sans casco complète, la réparation, ou la perte totale, reste à sa charge. À l'inverse, si la même voiture est endommagée par la grêle pendant la nuit, une casco partielle suffit en général. Le bon niveau dépend donc de ce que vous pouvez supporter vous-même, pas d'un réflexe.

Casco partielle : les événements couverts

La casco partielle couvre des événements que le conducteur ne provoque pas par sa manière de conduire. Les contrats la décrivent presque toujours sous forme de liste d'événements nommés. Celle qui revient le plus souvent comprend :

  • le vol du véhicule, de ses éléments fixes ou de ses accessoires montés, selon la définition du contrat ;
  • les événements naturels : grêle, tempête, foudre, inondation, avalanche, chute de pierres, glissement de terrain ;
  • l'incendie et les dommages dus au feu ou à un court-circuit, selon les termes du contrat ;
  • le bris de glaces : pare-brise, lunette arrière, vitres latérales, toit ouvrant en verre ;
  • les dégâts causés par des animaux, dont les morsures de fouine sur les câbles, parfois avec des limites ;
  • la collision avec des animaux de toute taille, dans la mesure où le contrat les assimile à un événement de casco partielle ;
  • les actes de malveillance limités, par exemple un vandalisme sans lien avec un accident, selon les conditions.

Chaque assureur a sa propre liste. Une garantie qui vous semble évidente, comme les dégâts de fouine ou le vol d'un accessoire, peut figurer au contrat ou en être absente. Seules les conditions générales font foi.

Pour parcourir cette liste de manière plus détaillée, la page Que couvre la casco partielle ? Liste des événements la reprend point par point.

Ce que la casco partielle ne répare pas

La casco partielle ne rembourse pas la voiture que vous cabossez en manœuvrant, ni celle que vous envoyez dans un mur, ni celle qui entre en collision avec une autre voiture alors que vous êtes responsable. Elle ne couvre pas non plus l'usure, les pannes mécaniques ni les défauts d'entretien.

Casco complète : ce qu'elle ajoute

La casco complète reprend tout ce que couvre la partielle et y ajoute les dommages causés à votre véhicule par un accident, y compris lorsque vous en êtes responsable : collision avec un autre véhicule, sortie de route, choc contre un obstacle, tonneau. Beaucoup de contrats y ajoutent le vandalisme au sens large, c'est-à-dire des dégâts commis par des tiers sans intention de voler, comme une carrosserie rayée ou un rétroviseur arraché.

Ainsi, un frontalier qui travaille à Genève et rentre chaque soir de nuit sur une route de campagne n'a pas la même exposition qu'une retraitée qui utilise sa voiture pour de courts trajets en ville. Le risque principal, pour le premier, est la collision ; pour la seconde, c'est plutôt le stationnement et le vandalisme.

La page Que couvre la casco complète ? Collision et vandalisme détaille chacun de ces cas.

Ce qui reste exclu même en casco complète

Même la formule la plus étendue prévoit des limites. On retrouve généralement : l'usure normale, les pannes d'origine mécanique ou électronique, les dommages aux pneus seuls sans autre événement, les dégâts liés à une course ou à un essai sur circuit, le vol d'objets laissés dans l'habitacle, et les dommages causés par un conducteur inapte à conduire au moment des faits. Les effets personnels, le contenu du coffre et les équipements non montés d'usine relèvent souvent d'autres contrats, comme l'assurance ménage.

Événements couverts : le tableau de synthèse

Le schéma ci-dessous résume la couverture type de chaque formule. Il s'agit d'une logique générale : le contrat de chaque assureur peut s'écarter de ce tableau, en plus comme en moins.

Événements couverts selon la formuleCasco partielleCasco complèteVol du véhiculeCouvertCouvertGrêle et tempêteCouvertCouvertBris de glacesCouvertCouvertDégâts de fouineSelon le contratSelon le contratCollision où vous êtesen tortNon couvertCouvertCollision contre unobstacle fixeNon couvertCouvertVandalisme par un tiersLimitéCouvertUsure et pannesExcluExclu
Événements couverts selon la formule

Partielle ou complète : comment comparer les deux formules

Le choix entre les deux formules ne se résume pas à une règle d'âge. Il met en balance la valeur du véhicule, votre capacité à absorber une perte, votre manière de conduire et l'endroit où vous stationnez.

Critère Casco partielle Casco complète
Dégâts de collision à votre véhicule Non Oui
Événements naturels et vol Oui Oui
Véhicule récent ou financé Souvent insuffisante Généralement adaptée
Véhicule ancien de faible valeur Souvent suffisante Parfois peu utile
Franchise en cas de sinistre Prévue au contrat Prévue au contrat, souvent différente
Conditions sur le conducteur Rares Fréquentes (âge, expérience, désigné)
Effet sur le bonus En général aucun Souvent un impact en cas de sinistre en tort

Pour une aide à la décision, la page Casco partielle ou complète : laquelle choisir ? propose une démarche pas à pas, et le comparateur casco partielle ou complète permet de tester votre situation sans chiffre inventé.

Un raisonnement simple pour décider

Posez-vous trois questions. Premièrement, si ce véhicule était détruit demain, pourriez-vous le remplacer sans difficulté ? Si la réponse est non, la casco complète a de l'intérêt. Deuxièmement, le véhicule est-il financé par un leasing ou un crédit ? Dans ce cas, le contrat de financement impose souvent la casco complète. Troisièmement, où stationnez-vous la nuit : dans un garage fermé ou dans la rue ? Plus l'exposition est forte, plus la casco partielle devient utile, voire indispensable.

Un véhicule ancien dont la valeur de remplacement est faible peut se contenter d'une casco partielle, car la complète rembourserait peu après déduction de la franchise. Ce raisonnement reste à vérifier avec un conseil individuel.

La franchise : ce que vous payez avant l'assureur

En casco, la franchise est la part du dommage que vous réglez vous-même à chaque sinistre ; l'assureur ne paie que le surplus. Elle est fixée par le contrat, et non par la loi, et elle peut varier selon l'événement : une franchise pour la casco partielle, une autre pour la collision, parfois une franchise spéciale pour les jeunes conducteurs ou les conducteurs peu expérimentés.

Trois points méritent attention.

  1. Le niveau de la franchise influence la prime. Une franchise plus élevée réduit généralement la prime ; elle augmente la somme que vous devez avoir de côté. Ce choix reste un arbitrage personnel, à faire avec les primes réelles qui s'obtiennent par une comparaison.
  2. Certaines franchises s'additionnent. Un contrat peut prévoir une franchise de base et une franchise supplémentaire pour un conducteur désigné ou pour un événement précis, par exemple une négligence.
  3. Le bris de glaces suit parfois des règles à part. Certains contrats ne prévoient aucune franchise pour une réparation de pare-brise, d'autres appliquent la franchise ordinaire. Vérifiez la ligne exacte.

À ne pas confondre avec la franchise LAMal

Le mot est le même, le mécanisme aussi dans l'idée, mais il s'agit d'un autre contrat. La franchise de l'assurance maladie obligatoire dépend de la loi sur l'assurance-maladie ; celle de la casco est fixée librement par l'assureur dans ses conditions. Le glossaire sur la franchise rappelle ces nuances.

Un cas où la loi fixe une franchise

Pour mémoire, il existe un cas particulier où une franchise légale s'applique en matière de véhicules, hors casco : lorsque des véhicules inconnus causent des dégâts matériels et que le Fonds national de garantie intervient, la franchise est de 1000 francs par personne lésée. Elle tombe si l'auteur du même événement cause des dommages corporels importants. Ce cas concerne les tiers lésés, pas votre propre véhicule, mais il montre qu'une franchise peut aussi être prévue par la loi dans certains cas précis.

Valeur assurée, valeur à neuf et sous-assurance

La question la plus sous-estimée en casco n'est pas « quel événement est couvert ? », mais « combien l'assureur versera-t-il vraiment ? ». La réponse dépend de la manière dont le contrat définit la valeur du véhicule.

Valeur actuelle ou valeur à neuf

Le plus souvent, l'indemnité en cas de perte totale ou de vol est calculée sur la valeur actuelle du véhicule au moment du sinistre : le prix d'une voiture comparable, du même âge et du même état. Cette valeur diminue avec le temps. À l'inverse, une garantie de valeur à neuf, proposée pendant une période limitée après l'achat, permet d'être indemnisé à hauteur de la valeur du véhicule neuf, ou d'un montant plus proche du prix d'achat, tant que les conditions du contrat sont remplies.

Cette garantie est utile pour une voiture récente ; elle perd son intérêt à mesure que le véhicule vieillit. Pour comprendre les nuances, voyez la page Valeur à neuf : la garantie pour une voiture récente.

Les équipements et options

Les options montées après l'achat (jantes, systèmes audio, attelage, rails) ne sont pas toujours incluses dans la valeur assurée. Certains contrats les couvrent automatiquement jusqu'à un plafond ; d'autres exigent de les déclarer. Une option non déclarée peut ne pas être indemnisée. Gardez les factures et une liste des équipements spéciaux.

Le risque de sous-assurance

Si la valeur déclarée est inférieure à la valeur réelle, le contrat peut prévoir une réduction proportionnelle de l'indemnité. Le glossaire sur la sous-assurance en détaille le principe. Dans le domaine des véhicules, le problème se pose surtout pour les voitures de collection, les véhicules transformés ou les véhicules très équipés ; une valeur convenue par écrit protège alors mieux qu'une valeur de marché.

Exclusions et pièges des conditions générales

C'est dans les conditions générales d'assurance que se jouent les litiges. Voici les clauses qui reviennent le plus souvent et qu'il vaut la peine de relire avant de signer.

La négligence grave

Un assureur peut, selon la loi sur le contrat d'assurance et selon les conditions du contrat, réduire sa prestation lorsque le dommage résulte d'une faute particulièrement lourde. En pratique, les contrats de casco prévoient fréquemment ce cas : conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, excès de vitesse important, passage au feu rouge, véhicule laissé ouvert avec les clés à l'intérieur. Certains contrats renoncent expressément à invoquer la négligence grave, au moins en partie, moyennant une extension de garantie. Ce point diffère d'un assureur à l'autre.

Notez bien la distinction avec la RC : en responsabilité civile obligatoire, les assureurs ne peuvent pas opposer aux personnes lésées certaines exceptions, comme la négligence grave ; l'article 59 alinéa 3 de la loi sur le contrat d'assurance le prévoit pour les assurances de responsabilité civile obligatoires. Ce n'est pas le cas pour votre propre casco : celle-ci est un contrat privé, dont les exclusions peuvent vous être opposées.

Le conducteur désigné et les cercles de conducteurs

Beaucoup de contrats prévoient une prime plus favorable lorsque le véhicule n'est conduit que par une personne désignée, ou par un cercle limité de conducteurs. Si un autre conducteur prend le volant, l'assureur peut appliquer une franchise supplémentaire, réduire l'indemnité ou, selon les termes, refuser la prestation. Cela concerne particulièrement les jeunes enfants devenus conducteurs, les amis auxquels on prête sa voiture, ou les collègues dans un véhicule professionnel. La page Prêter sa voiture : qui paie en cas d'accident ? approfondit ce sujet.

Les clés, le verrouillage et les dispositifs antivol

Le vol est couvert, mais à condition de respecter les obligations de diligence : verrouiller le véhicule, ne pas laisser les clés ou la carte d'accès à l'intérieur ou à proximité immédiate. Certains contrats exigent un système antivol particulier pour les modèles les plus exposés. En cas de manquement, la prestation peut être réduite.

Les objets à l'intérieur

La casco assure le véhicule, pas ce qu'il contient. Un ordinateur portable, des outils ou des bagages volés dans une voiture relèvent plutôt de l'assurance ménage ou d'une extension spécifique. Pour un professionnel qui transporte du matériel, un contrat dédié est généralement plus adapté.

L'usage du véhicule et la zone géographique

Un contrat peut limiter la couverture selon l'usage déclaré (privé, trajet domicile-travail, usage professionnel) et selon la zone géographique (Suisse, Europe, monde). Un usage non déclaré, comme le transport de personnes contre rémunération ou la participation à un événement sportif, peut justifier un refus. Si votre usage change, signalez-le.

L'obligation d'annoncer rapidement

Le contrat impose de déclarer un sinistre dans un délai fixé par lui et par la loi, et de ne pas aggraver le dommage. Un retard peut réduire la prestation si l'assureur en subit un préjudice. Après un accident, suivez la procédure décrite dans la page Accident de voiture : constat amiable et démarches.

Exemple : vol, bris de glace et collision

Voici trois scénarios fictifs pour voir comment la casco intervient, sans aucun chiffre.

Le vol. Un père de famille, établi à Fribourg, retrouve sa voiture disparue devant son immeuble. Il dépose plainte, informe son assureur et fournit les clés, le certificat d'immatriculation et le contrat de leasing. Si le véhicule est assuré en casco partielle, l'indemnité est calculée selon la valeur définie au contrat, après déduction de la franchise. Si les clés se trouvaient dans la voiture, l'assureur peut invoquer un manquement aux devoirs de diligence.

Le bris de glace. Une étudiante qui roule sur une route valaisanne reçoit un gravillon sur le pare-brise. Une fissure apparaît. La casco partielle couvre généralement la réparation ou le remplacement de la vitre, souvent avec une franchise moindre, voire nulle, si la fissure est réparée plutôt que la vitre remplacée. Un point à contrôler : l'obligation d'utiliser un atelier agréé par l'assureur.

La collision. Un indépendant qui livre des clients dans le canton de Vaud manque de réactivité à un feu et heurte un autre véhicule. Sa RC paie les dégâts causés à l'autre voiture. Pour réparer la sienne, il lui faut une casco complète. Sans elle, il assume seul le coût de la réparation. Avec elle, il paie la franchise et l'assureur règle le reste, sous réserve des exclusions du contrat. Un impact sur le bonus est possible selon le système propre à l'assureur.

Casco, RC et bonus : comment les contrats s'articulent

Un seul contrat, deux garanties

Souvent, la RC et la casco figurent dans la même police. Cela simplifie la gestion, mais crée un piège : selon les indications de l'ombudsman de l'assurance, lorsque la police regroupe la casco et la RC auto, la résiliation peut toucher les deux contrats. Avant de résilier uniquement la casco, vérifiez donc ce que prévoient les conditions, afin de ne pas rester sans RC, ce qui rend la circulation illégale.

Le bonus-malus

En matière de bonus-malus, aucune règle légale de portée générale n'a été relevée sur les sources officielles consultées : le système de bonus et la prime relèvent du contrat et des conditions de l'assureur. Concrètement, un sinistre en casco complète où vous êtes en tort peut modifier votre classe de bonus, alors qu'un sinistre en casco partielle (grêle, vol) n'a le plus souvent aucun effet. Certains contrats proposent une protection du bonus. Elle n'efface pas le sinistre ; elle évite en principe une hausse de la classe pour un nombre limité de cas. Voyez la page Protection du bonus : ce qu'elle protège vraiment pour savoir si elle vaut la peine dans votre situation.

Les cas qui sortent du cadre

Une voiture de collection, un véhicule électrique, un camping-car ou un bateau ont des besoins particuliers : batterie, câbles de recharge, valeur convenue, équipement intérieur. Ces points se règlent contrat par contrat, avec parfois des conditions propres.

Avant de signer, de renouveler ou de résilier

Une casco se lit comme un contrat, pas comme une brochure. Prenez le temps de passer en revue les points suivants.

  • Relever l'intitulé exact de la formule et la liste complète des événements couverts
  • Lire la définition de la valeur assurée et la durée de la garantie de valeur à neuf
  • Vérifier la franchise pour chaque événement, y compris les franchises supplémentaires
  • Contrôler les clauses sur la négligence grave et sur le conducteur désigné
  • Contrôler les devoirs de diligence en cas de vol (clés, verrouillage, antivol)
  • Faire inscrire les options et équipements spéciaux sur la police
  • Vérifier l'usage déclaré et la zone géographique de couverture
  • Relever la date d'échéance et le délai de résiliation prévu au contrat
  • Demander une comparaison de plusieurs offres sur la base des mêmes garanties

Résilier ou changer d'assureur

La résiliation d'une casco suit les règles du contrat et de la loi : respect de la date d'échéance, du délai et de la forme écrite, avec une preuve d'envoi. Après un sinistre, des possibilités particulières de résiliation existent souvent, pour l'assuré comme pour l'assureur. Vérifiez la clause dans vos conditions. La marche à suivre est expliquée dans Résilier son assurance auto : délais et lettre type. N'oubliez pas de confirmer que la RC restera en vigueur avant de quitter l'ancien assureur.

Comparer sur des bases identiques

Comparer des primes sans comparer les garanties n'a pas de sens. Deux offres qui paraissent proches peuvent différer sur la valeur assurée, la négligence grave, le cercle des conducteurs ou la franchise. Le bon choix dépend de la situation : de votre véhicule, de votre canton, de votre manière de conduire et de votre marge de manœuvre financière. Pour connaître les primes réelles, demandez une comparaison gratuite, sans engagement.

Questions fréquentes

La casco est-elle obligatoire en Suisse ?

Non. Seule la responsabilité civile du véhicule est obligatoire. La casco, partielle ou complète, est une assurance facultative qui protège votre propre véhicule. Elle peut toutefois être exigée par un contrat de leasing ou de financement, ce qui la rend obligatoire de fait pour la durée du contrat.

Quelle est la différence entre casco partielle et casco complète ?

La casco partielle couvre des événements qui ne dépendent pas de votre conduite, comme le vol, la grêle, la tempête, le bris de glaces ou certains dégâts d'animaux. La casco complète y ajoute les dommages que vous causez à votre propre véhicule dans un accident, ainsi que, en général, le vandalisme. La liste exacte dépend toujours des conditions générales du contrat.

Une casco complète vaut-elle la peine pour une voiture ancienne ?

Cela dépend de la valeur du véhicule et de votre capacité à absorber une perte. Plus la voiture est ancienne, plus l'indemnité baisse, car elle se calcule sur la valeur actuelle. Si une réparation dépasse la valeur du véhicule, l'assureur peut déclarer une perte totale. Pour un véhicule dont vous pourriez vous séparer sans gêne financière, une casco partielle est souvent suffisante. Une analyse individuelle permet de trancher.

L'assureur peut-il refuser de payer en cas de négligence grave ?

Il peut réduire, voire refuser sa prestation si le contrat et la loi le permettent, notamment en cas de faute particulièrement lourde. Certains contrats renoncent à invoquer la négligence grave dans des cas définis. Lisez cette clause avant de signer, car elle varie fortement d'un assureur à l'autre.

Mon enfant peut-il conduire ma voiture si elle est en casco complète ?

Pas forcément sans condition. Si le contrat prévoit un conducteur désigné ou limite le cercle des conducteurs, un autre conducteur peut entraîner une franchise supplémentaire, une réduction de la prestation ou un refus. Avant de prêter votre voiture ou de la confier à un jeune conducteur, vérifiez les termes de votre police et annoncez les changements à l'assureur.

Un sinistre en casco fait-il monter ma prime ?

Cela dépend du type de sinistre et du système de bonus-malus de votre assureur, qui relève du contrat et non de la loi. Un événement naturel ou un vol touche en général peu le bonus ; une collision où vous êtes en tort peut au contraire le dégrader. Une protection du bonus peut limiter cet effet, dans les conditions du contrat.

Puis-je résilier uniquement la casco et garder la RC ?

Cela dépend de la manière dont la police est construite. D'après l'ombudsman de l'assurance, si la police regroupe la casco et la RC auto, la résiliation peut toucher les deux contrats. Vérifiez la clause avant d'envoyer votre lettre et assurez-vous qu'une RC reste en vigueur sans interruption, sous peine de ne plus pouvoir circuler légalement.

Sources

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