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Que devient le niveau de vie d'un ménage si le revenu principal disparaît du jour au lendemain, par un décès ou par une invalidité ? Ce calculateur du besoin de couverture décès et invalidité répond à cette question en comparant ce que vous gagnez aujourd'hui avec ce que les assurances sociales versent réellement. L'écart restant, la lacune de revenu, indique l'ordre de grandeur du capital ou de la rente à prévoir.
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- Les montants de rentes sont les vôtres : ils figurent sur votre certificat de prévoyance (2e pilier) et peuvent être estimés par votre caisse de compensation AVS.
- Calcul simple, sans rendement ni inflation : un ordre de grandeur pour préparer une demande, pas un conseil.
À quoi sert cet outil
L'outil ne vend rien et ne propose aucun produit. Il met en lumière un décalage que beaucoup découvrent trop tard : les prestations légales ne remplacent pas un salaire complet. Elles forment un socle, que la prévoyance professionnelle complète selon le règlement de chaque caisse, et que l'épargne privée peut renforcer.
Vous y trouverez une estimation qui suit le raisonnement des trois piliers : le premier (AVS et AI), le deuxième (LPP) et le troisième (pilier 3a et 3b). Pour une vue d'ensemble de ce système, consultez d'abord les trois piliers de la prévoyance en Suisse.
Comment utiliser le calculateur
Le questionnaire demande quelques informations de base. Plus elles sont précises, plus l'estimation est utile.
- Revenu annuel : le revenu net ou brut du ménage, et la part de la personne dont vous évaluez le risque.
- Situation familiale : célibataire, couple marié, concubins, nombre d'enfants à charge.
- Dettes : hypothèque, crédits, leasing, que le ménage devrait continuer à rembourser.
- Capital existant : épargne, avoirs de libre passage, 3e pilier, capital décès prévu par votre caisse.
Gardez sous la main votre dernier certificat de prévoyance LPP : il indique les prestations de risque de votre caisse en cas de décès et d'invalidité. Sans ce document, l'outil travaille avec des hypothèses générales, moins fiables.
Comment lire le résultat
Le résultat se présente en deux temps. D'abord la lacune de revenu annuelle, c'est-à-dire la différence entre votre revenu actuel et l'ensemble des prestations attendues. Ensuite sa traduction en besoin de couverture : un capital unique, ou une rente à maintenir pendant la durée nécessaire, par exemple jusqu'à l'autonomie des enfants.
Le schéma ci-dessous donne une appréciation qualitative, sans mesure précise, de l'ampleur de la lacune selon la situation. Il illustre une tendance, pas un résultat individuel.
Les règles légales qui fondent le calcul
En cas d'invalidité
Le taux d'invalidité se détermine en comparant le revenu que vous auriez pu obtenir sans atteinte à la santé avec celui que vous pourriez encore réaliser dans une activité raisonnablement exigible, après traitements et mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré. Cette logique vaut pour l'AI et pour la LPP. Pour une personne à temps partiel, le taux est calculé séparément pour l'activité lucrative et pour les travaux habituels, selon leurs parts respectives.
La rente d'invalidité est révisée lorsque le taux varie d'au moins cinq points de pourcentage ou atteint cent pour cent. Si la rente est réduite ou supprimée, vous restez assuré trois ans auprès de la caisse concernée, sous conditions de réadaptation ou de reprise d'activité. Côté LPP, la rente d'invalidité se calcule avec le taux de conversion de la rente de vieillesse, sur la base de l'avoir acquis auquel s'ajoutent les bonifications des années futures jusqu'à l'âge de référence, sans les intérêts. Pour approfondir, voyez l'invalidité entre AI, LPP et assurance privée.
Les bénéficiaires d'une rente d'invalidité touchent aussi une rente pour enfant, égale à 40 % de la rente d'invalidité correspondant au revenu annuel moyen déterminant.
En cas de décès
La rente d'orphelin de l'AVS s'élève à 40 % de la rente de vieillesse correspondant au revenu annuel moyen déterminant, et à 60 % pour les enfants qui n'avaient un lien de filiation qu'avec le parent décédé. Du côté de la prévoyance professionnelle, des prestations pour survivants ne sont dues que si la personne décédée était assurée au moment du décès ou au début de l'incapacité de travail à l'origine du décès, ou si elle percevait déjà une rente de vieillesse ou d'invalidité. Cette condition explique pourquoi un changement d'emploi mal préparé peut créer un trou : après la fin des rapports avec la caisse, vous restez assuré un mois pour les risques de décès et d'invalidité. Le sujet est détaillé dans la page sur le libre passage.
Un plafond à connaître
La caisse peut réduire ses prestations de survivants et d'invalidité si, ajoutées à d'autres prestations analogues et à des revenus, elles dépassent 90 % du gain annuel dont la personne est présumée privée. Le calculateur tient compte de ce principe : il n'additionne pas aveuglément toutes les sources.
Hypothèses et limites
Toute estimation repose sur des choix. Voici ceux de l'outil, et ce qu'il ne sait pas faire.
| Élément | Hypothèse retenue | Limite |
|---|---|---|
| Prestations AVS et AI | Rentes calculées sur un parcours de cotisation régulier | Les lacunes de cotisation modifient la rente |
| Prestations LPP | Valeurs moyennes si vous n'avez pas de certificat | Le règlement de votre caisse prime toujours |
| Capital existant | Utilisable sans restriction | Les avoirs bloqués ne se retirent pas librement |
| Situation familiale | Celle que vous déclarez | Un changement (naissance, divorce) modifie le résultat |
Le résultat ne remplace ni une offre ni une analyse individuelle. Il ne tient pas compte de votre état de santé, de réserves éventuelles, ni des clauses de bénéficiaire. Pour un indépendant assuré à titre facultatif, la couverture des risques de décès et d'invalidité peut faire l'objet d'une réserve pour raison de santé durant trois ans au plus : un point à vérifier avant d'agir.
Exemple : une famille avec un revenu principal
Exemple fictif : à Lausanne, un couple marié avec deux enfants vit sur le revenu d'un seul parent, l'autre s'occupant des enfants. Une hypothèque court encore. Si le parent qui travaille décède, les rentes de survivants de l'AVS et de la LPP couvrent une partie du revenu perdu, mais rarement le niveau de vie antérieur, surtout avec une hypothèque à rembourser. En cas d'invalidité, c'est l'AI puis la LPP qui interviennent, dans les limites ci-dessus. Le calculateur chiffre l'écart pour ce ménage, que vous pouvez ensuite comparer à vos couvertures actuelles.
Que faire du résultat
Une lacune identifiée n'impose aucune souscription. Vous pouvez d'abord vérifier votre certificat de prévoyance, envisager un rachat LPP ou un versement au pilier 3a, ou examiner une assurance décès. Les familles trouveront aussi des pistes dans la protection du conjoint et des enfants. Les situations varient trop pour qu'une règle générale suffise : pour connaître les couvertures réelles accessibles, demandez une comparaison gratuite, qui part de vos données.
Les indépendants doivent porter une attention particulière à leur cas, décrit dans le guide de l'assurance pour indépendant.
Questions fréquentes
Ce calculateur remplace-t-il un conseil personnalisé ?
Non. Il donne un ordre de grandeur à partir de vos réponses et d'hypothèses générales. Votre certificat de prévoyance, votre état de santé et vos dettes réelles changent le résultat. Une analyse individuelle reste nécessaire avant toute décision.
Pourquoi la lacune est-elle plus grande pour une famille avec un seul revenu ?
Parce que les rentes d'orphelin et de survivant, ou la rente pour enfant en cas d'invalidité, ne remplacent qu'une fraction du revenu. Avec un seul salaire, toute la dépendance du ménage repose sur cette source, et rien ne compense la perte.
Le capital de ma caisse de pension est-il inclus ?
Oui, dans la mesure où vous le renseignez. La caisse peut aussi verser un capital à la place d'une rente lorsque celle-ci est très faible par rapport à la rente minimale de vieillesse de l'AVS. Le règlement de la caisse précise ces cas.
Que se passe-t-il si je change d'emploi ?
Après la fin des rapports avec l'institution de prévoyance, vous restez assuré un mois auprès de l'ancienne caisse pour les risques de décès et d'invalidité. Passé ce délai, il faut que la nouvelle couverture soit en place, sans quoi un trou de protection peut apparaître.
Les concubins sont-ils protégés comme les couples mariés ?
Pas automatiquement. La protection dépend du règlement de la caisse et des clauses de bénéficiaire. Consultez la page consacrée aux concubins et à la prévoyance pour comprendre les différences.
Le résultat tient-il compte de mes primes actuelles ?
Non. L'outil mesure un besoin de couverture, pas un coût. Il n'indique aucune prime et ne classe aucun assureur.
Une rente d'invalidité peut-elle changer avec le temps ?
Oui. Elle est révisée si le taux d'invalidité évolue d'au moins cinq points de pourcentage ou atteint cent pour cent. Une réduction ou une suppression n'efface pas immédiatement la protection : vous restez assuré pendant trois ans, sous conditions.
Sources
- Calcul de la rente, splitting, bonifications (LAVS) — Fedlex
- Rentes de survivants et rente pour enfant (LAVS) — Fedlex
- Montant des rentes (LAI) — Fedlex
- Droit à la rente (LAI) — Fedlex
- Invalidité (LPP) — Fedlex
- Survivants (LPP) — Fedlex
- Indépendants et assurance facultative (LPP) — Fedlex
- Prestations (LPGA) — Fedlex
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Décrivez votre besoin en quelques lignes. Votre demande est étudiée et vous recevez une réponse écrite, sans engagement.